Je ne suis pas célibataire. J’ai un chat.

T’es célibataire ? Et t’as un chat ? Alors cette petite histoire devrait t’intéresser 🙂

Il était une fois, une femme qui préférait les chats aux hommes. Un jour, le petit prince alla lui rendre visite dans sa planète. Il voulait comprendre l’amour. Elle aimait tellement les chats qu’elle les adoptait lorsqu’elle en trouvait un abandonné dans sa planète. Elle leur faisait à manger, connaissait toutes leurs habitudes, leurs petits plaisirs et leur offrait tellement de câlins. Tout ça, elle le faisait gratuitement, sans rien en attendre en retour.

A l’inverse, avec les hommes, elle ne supportait pas l’idée de devoir leur faire à manger :

« Pourquoi c’est moi qui ferais la cuisine ?! Je veux bien collaborer avec mon mari mais pas faire toute seule ! Et pourquoi c’est pas les hommes qui feraient la cuisine ?! ».

Elle se comparait constamment aux hommes. Elle avait le souci de compter et de comparer ses efforts, ce qu’elle donnait avec ceux que les hommes lui offraient. Et à chaque fois qu’elle comptait, elle se rendait compte qu’il y avait une grande injustice : elle donnait beaucoup plus que les hommes ne lui donnaient. C’est vrai que les hommes qu’elle a rencontrés étaient injustes envers elle. Alors elle préférait donner son cœur, ses petits plats et ses câlins aux chats. Mais pourquoi n’a-t-elle jamais demandé aux chats de respecter le même principe d’égalité qu’elle exigeait des hommes ? Pourquoi ne leur demandait-elle pas de donner autant qu’elle leur donnait ?

Pendant que je parlais avec moi-même pour essayer de la comprendre, elle comprit que je parlais d’elle au fond de moi. Elle me dit, comme si elle répondait à une critique que je lui avais exprimée :

– La rose : « Tu sais petit prince, si je préfère les animaux aux hommes, c’est parce qu’eux, ils ne manquent jamais à leur parole ; ils ne me déçoivent jamais ils ne mentent jamais ; ils ne trichent jamais ; ils n’ont jamais de double visage, ils ne se montrent pas doux d’un côté tout en étant dangereux de l’autre. Je me sens plus en sécurité à côté d’eux qu’avec les hommes. Tu me comprends ? ».

– Le petit prince : « Je te comprends. Je sais que les hommes, c’est-à-dire aussi les femmes, sont capables de tricher, de faire mal, de tromper et de se tromper eux-mêmes. En vérité, toute la différence entre les animaux, la nature et l’Homme, c’est que ce dernier est libre de te surprendre, en bien ou en mal, alors que les premiers agissent selon une loi naturelle. Mais quand même, les chats, ça peut te surprendre en mal aussi, ça peut griffer au moment où tu ne t’y attends pas, au moment tu les caresses le plus gentiment du monde… ».

– La rose : « Quoi ?! Tu es en train de comparer les griffes d’un chat avec le mal qu’un homme peut te faire ? Le mal des hommes, ça touche tout ton cœur, toute ton âme et pas seulement le corps ! La griffe, ça se répare au bout de quelques jours ou semaines et la peau redevient comme neuve. L’âme et le cœur blessés, ça peut prendre des semaines, des mois, des années ou toute une vie pour guérir ! »

Un jour, je l’ai vue toute heureuse avec ses chats, toute joyeuse et aimante. Puis vint l’heure pour elle de s’occuper de son cheval. Elle était tellement attentionnée que j’en étais jaloux.

« J’aimerais bien être un chat ou un cheval mais pas un homme ! », lui dis-je. « Est-ce que tu veux bien me donner le droit d’asile, avec tous les droits des chats : droit qu’on prenne soin d’eux, qu’on leur donne la joie à travers les petits plats qui font plaisir, droit de recevoir sans compter… ? Oui c’est décidé ! Je veux devenir un Chat-homme ou un Cheval-homme ! ».

Trouvant l’idée surprenante mais amusante, elle me répondit :

« C’est pas bien d’être jaloux ! Tu ne dois pas te comparer à un chat ou à un cheval ! ».

« Je ne me compare pas. Je compare toute la tendresse et tous les soins que tu donnes aux chats et à ton cheval, à ceux que tu refuses aux hommes. C’est toi que je compare dans deux situations différentes. Et pour avoir droit à ta tendresse et à tes soins, alors oui, je préfère être à leur place ! ».

Finalement, elle accepta de m’adopter et de me traiter comme un chat, c’est-à-dire beaucoup mieux que tous les hommes.

Mais je n’ai jamais compris cette rose : elle n’exigeait pas de ses chats et de son cheval qu’ils lui fassent la cuisine, le ménage, etc. mais simplement qu’ils soient doux, dignes d’être aimés. Et encore ! Certains ne lui rendaient pas ses soins par plus de douceur, bien au contraire ! Lulu, l’une des chattes dont elle prenait le plus soin était aussi celle qui refusait de donner tout câlin à sa maîtresse. Et pourquoi ne voyait-elle pas les hommes comme des chats ou des chevaux capables d’être doux, dignes d’être aimés ? Pourquoi était-elle comme incapable de leur donner son amour et ses soins sans calculer, sans compter s’ils lui donnaient exactement la même quantité de dons ? Il a fallu que je me transforme en Chat pour avoir droit à toute son attention et à tous ses soins… Mais j’avoue, je regrette ma vie d’Homme quand même…

Cf. un article « scientifique » drôle 🙂 : « Les femmes qui ont un chat sont en moyenne célibataires 8 ans de plus que les autres »

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